Aigle Imperator Isoforce PDF Imprimer Envoyer
Tests - Accessoires
Mercredi, 15 Juin 2005 01:00
Index de l'article
Aigle Imperator Isoforce
L'Aigle Imperator Isoforce et comment l'équilibrer
Le harnais et le bras articulé
Mise en place du stabilisateur sur l'Aile
Pilotage de l'Aigle
Toutes les pages

Monglane, cinévidéaste accompli et webmaster du site CineDV, vous propose ce test très complet du nouveau système de stabilisation proposé par « L’Aigle Paris ». Vous y trouverez également des explications et des conseils quant à son équilibrage et son utilisation.

 


Quelques mots de préambule...

(JPEG)

C’est un fait : un stabilisateur de caméra est un accessoire encombrant, lourd et coûteux. Certains, hésitant devant la dépense, se demandent si elle est vraiment nécessaire alors que, justement, les fabricants vantent les mérites des stabilisateurs optiques intégrés à leurs caméras haut de gamme. D’autre part, les logiciels de montage évolués ne proposent-ils pas, eux aussi, des plug-ins promettant monts et merveilles en termes de stabilité d’image ?

Tout cela est vrai, et là encore, tout dépend des objectifs que vous poursuivez. Tenir la caméra à la main entraînera inévitablement des bougés dûs aux mouvements involontaires du corps-à commencer par la respiration. Mettez-vous à marcher, voire à monter ou descendre un escalier, et les saccades s’amplifieront. Ces défauts, que vous pouvez juger acceptables pour un film familial, pourront être en partie gommés au montage (au prix d’une baisse de la résolution), mais jamais totalement éliminés.

De plus, dans ce domaine comme dans d’autres, il est plus sûr d’obtenir dès le tournage un plan « propre » et fluide, plutôt que d’espérer rattraper au montage des secousses disgracieuses.

Inventé par Garrett Brown et commercialisé dès 1976 par Cinema Products sous la marque steadicam (devenue un terme générique), le stabilisateur de caméra apporte une réponse professionnelle aux risques de bougé lors des plans en mouvement où la caméra est tenue à la main.

« L’Aigle » est un stabilisateur de fabrication française (c’est assez rare pour être souligné). Le premier modèle est apparu en 2003. J’en avais, à l’époque, acquis un mais je dois bien avouer que je n’étais jamais parvenu à le maîtriser totalement.

Son équilibrage, long et délicat, souffrait des limitations physiques inhérentes à son système de bagues à friction : quand on met en contact du métal et du plastique semi-souple anti-dérapant, arrive un moment où il est impossible d’obtenir une précision de réglage inférieure au millimètre, voire au demi-millimètre dans le meilleur des cas : ça colle, ça coince, ça se décoince brutalement et tout est à refaire.

Or, c’est justement d’un équilibrage parfait que dépend la frustration (ou l’extase !) de l’opérateur...

En second lieu, l’Aigle classique était un modèle porté à la main, et la manipulation de l’engin (plus de 2 kilos, plus le poids de la caméra) devenait vite fatiguante.

Le modèle Imperator Isoforce résoud tous ces problèmes-moyennant, il est vrai, un prix très supérieur mais extrêmement compétitif par rapport aux modèles américains équivalents.

Le but de cet article est de partager mon expérience d’utilisateur débutant, ainsi que quelques astuces que j’ai eu la chance de recevoir de la part du concepteur de l’Aigle lui-même.

Le site officiel de l’Aigle est ici.

 

 



 

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