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L’assemblage des différents plans constitutifs d’une séquence s’effectue généralement lors du montage. Malgré cela, le monteur ne pourra qu’utiliser le vocabulaire mis à sa disposition pour construire son histoire. Il est donc impératif de tourner en pensant toujours au montage que l’on devra effectuer ensuite. Cela influe principalement sur le choix des axes de prises de vue, mais aussi d’une manière plus générale, sur ce que l’on choisit où non de montrer à l’image.
Cet article fait suite à ceux consacrés aux Plans et séquences , aux Valeurs de plans et aux Axes et mouvements caméra. Composition du cadre Une composition soignée du cadre permet de dynamiser l’ensemble d’une séquence. Elle est le plus souvent intuitive, influencée par notre propre culture photographique et cinématographique. Tout l’art de la composition consiste à trouver un équilibre entre les éléments qui composent le cadre. La règle des tiers D’une manière générale, lorsque l’on regarde une image, le regard commence par se focaliser sur le centre du cadre puis va se décaler vers les coins ou vers les parties les plus claires. La règle des tiers tire partie de cette tendance naturel du regard à se déplacer vers les quatre coins du cadre. En plaçant les éléments significatifs de votre image sur l’un des quatre points d’intersection, vous vous assurez d’y retenir l’attention du spectateur. Dans notre exemple, le point de vue en oblique et en légère plongée aide également à dynamiser l’image. Une composition harmonieuse selon la règle des tiers. Le cadrage horizontal Lorsque l’on cadre un personnage en plan d’ensemble, en plan moyen, ou en gros plan, il faut veiller à laisser suffisamment de place au-dessus de la tête du personnage pour que le cadre soit harmonieux. Direction du mouvement Lorsque vous filmez un sujet un mouvement, même si vous accompagnez ce mouvement grâce à un panoramique ou un travelling, il vaut mieux laisser de l’espace devant le sujet. Dans le cas contraire, on aura l’impression que le personnage bute continuellement sur le bord du cadre. Le fait de laisser plus d’espace devant le sujet que derrière lui permet ici encore de d’obtenir une composition plus dynamique, en anticipant le mouvement. La direction du mouvement Direction du regard Cette règle vaut aussi pour la direction du regard d’un personnage fixe. Il vaut mieux aérer le regard en plaçant le personnage du côte opposé à celui de la direction du regard. D’une certaine façon, bien que ce qu’il voit n’est pas directement apparent, le regard meuble le cadre et équilibre la composition. Dans le cas contraire, non seulement le regard bute sur le bord du cadre, mais l’autre partie semble désespérément vide, créant un déséquilibre évident. L’importance du hors-champ Ces exemples concernant les directions du mouvement et du regard permettent de se rendre compte de l’importance de ce qui est hors cadre ou hors-champ. Par un phénomène d’anticipation pour ce qui est du mouvement, et d’extrapolation pour ce qui est du regard, une composition dynamique permet au spectateur d’imaginer ce qui est hors-champ. Une fois que l’on a bien compris cela, le hors-champ devient une arme redoutable pour créer des compositions efficaces. Il crée chez le spectateur une attente, une envie de voir et de savoir ce qui va suivre. Lorsque la composition est bloquée, au contraire, l’ennui s’installe rapidement, puisque le spectateur a l’impression que tout est dit et qu’il ne lui reste plus rien à découvrir. Angle décadré Un angle décadré, surtout lorsqu’il est utilisé avec parcimonie, permet de transmettre une impression de danger imminent. Il donne littéralement l’impression que les choses, comme l’image, vont de travers. Appliqué à un personnage, il peut également donner l’impression que celui-ci est déséquilibré. C’est en quelque sorte, un cadre qui parle de lui-même ! Dans notre prochain article nous attaquerons réellement les choses sérieuses en abordant en détail la question de la continuité visuelle et narrative ! |